Mes premières 6 heures d’iRacing

Dans la tête de certains, ce titre va évoquer des choses sur la course, l’endurance, et tout ce que cela comporte. Et bien ce n’est pas tout à fait ça.

Il est bien question de pilotage, mais pas durant une épreuve du type les 6 heures de Spa, mais bien autre chose. Un test, ou plutôt des tests, … oui, j’ai eu l’opportunité de tester iRacing pendant 6h en VR, je vais donc vous en dire quelques mots.

Vous le savez surement, je roule quasi exclusivement sur rFactor2. Donc faire un test iRacing n’est pas anodin. Surtout que le modèle économique de iRacing est à mes yeux discutable sur un point. Le fait que si on stoppe son abonnement, on ne peux plus rouler et donc on ne peut pas profiter du contenu que l’on acheté en plus de son abonnement.

Vous imaginez bien que tester iRacing, je ne l’ai pas fait sans raison, mais plutôt parce que rFactor2 stagne un peu trop à mon gout en ce moment, les courses à plusieurs se font de plus en plus rare, et la promesse du nouveau système en ligne de rF2 n’arrive toujours pas.

La promo iRacing du Black Friday aidant, c’est tentant de tester la bête parce que la possibilité de pouvoir rouler toutes les heures avec des pilotes autours est attirante vu la situation actuelle sur rF2.

J’ai donc passé beaucoup de temps derrière le volant pour pouvoir m’en faire une idée.

Pour ceux qui veulent savoir, j’ai testé avec un Direct Drive OSW Simucube 1 et un Casque VR Oculus Rift. Le rendu visuel avec l’Oculus est natif, donc c’est propre, on retrouve le même rendu que les jeux officiel Oculus propose, c’est un peu moins flou que les jeux qui passent par Steam comme rFactor2.

Pour le test j’avais préparé le coup, et j’avais décidé de tester certaines autos dans un ordre particulier.

Les GT en premier, et ensuite les Monoplaces, cela permet d’éviter l’effet mastodonte quand on passe d’un monoplace à une GT, c’est en général pas une bonne idée de tester dans le sens Monoplace -> GT.

Voici donc la liste et l’ordre des GT que j’ai testé:

  • Porsche Cup
  • Audi LMS GT3
  • Mercedes AMG GT3
  • Porsche 911 RSR GTE
  • Ford GT 2017 GTE
  • Aston Martin DBR9 GT1
  • Corvette C6R GT1

La Porsche Cup, une bestiole particulière. C’est compliqué de commencer par cette bête, mais j’adore les Porsche, alors pas de tabou, on fonce.

C’est sûr que pour foncer ça fonce, sorti de la Mazda MX5, ça change pas mal. La première chose, ça pousse fort, on a de suite la sensation d’avoir une voiture de sport.
C’est assez paradoxal, mais je roule sur rF2 dans pleins de catégories, et cela faisait très longtemps que je n’avais pas ressenti cette sensation de puissance, on a une voiture de course entre les mains, et il faut l’apprivoiser.

C’est lourd dans le volant, le FFB renvoi des informations du châssis, on sent les suspensions travailler. Le temps de comprendre comment la mener, on a fait plusieurs passages au bac à gravier 🙂

Finalement, il faudrait plus que quelques tours pour dompter la bête, d’habitude je suis assez à l’aise pour découvrir des autos, mais là beaucoup de paramètres rentrent en jeu, il faut trouver les bons réglages FFB et la bonne puissance surtout, et comprendre l’auto.

Donc en résumé, ce n’est pas une auto facile à prendre en main, pourtant elle se roule bien, mais dès qu’on veut trouver les limites, il faut s’appliquer et faire du setup pour l’adapter à sa conduite et au circuit. En gros j’ai eu du mal à me lâcher avec, faudra refaire une tentative et y passer du temps, là j’ai d’autre voiture à tester.

Les premières informations de ce premier contact, le FFB est intéressant, mais il me manque un peu de feeling sur le train avant, ce qui influe sur le temps de réaction quand l’arrière bouge. C’est sympa mais un peu flou niveau précision du pneu dans le FFB. Ça manque de rigidité.

Je ne vais pas détailler toutes les autos une par une, je vais donner la tendance de chacune car le feeling est proche de ce que j’ai constaté avec la Cup niveau FFB, on retrouve les ingrédients suivants:

  • Un poids qui est bien calibré, on pourrait reconnaitre les voitures les yeux fermer. C’est assez bon comme travail car c’est homogène sur tout le jeu, ce n’est pas le cas de rF2. Donc ça pèse une GT, faut la manier avec délicatesse et ne pas trop la brusquer 🙂
  • Les sons, là c’est assez sympa, un bon point car cela met dans l’ambiance directement, on entend les sons qu’il faut, les petits détails aussi comme les pompes, l’hydraulique, en gros ce qui est spécifique à l’auto roulée, toutes les autos ont des sons différents, c’est du beau boulot et du boulot de précision, voir de passionné.
  • Le rendu visuel, là c’est propre, rien de tape à l’oeil, mais quelque chose de minutieux, on voit des détails niveau textures, c’est bien ajusté, les matériaux sont bien choisis, ça fait le job, c’est naturel et homogène aussi.
  • Niveau 3D, on sent que c’est propre, rien de superflu, en VR c’est immersif, le mélange d’éléments dans le cockpit et de choix bien fait des matériaux et textures font que c’est réaliste et plaisant.
  • Niveau sensations, c’est là que sur les GT je reste sur ma faim. C’est lourd, comme il faut, on a bien l’effet train roulant qui font vivre l’auto, mais devant c’est flou, on n’a pas la sensation d’être en contact avec la route, mais ça se roule, c’est plaisant quand même, mais ce n’est pas l’extase …

Maintenant que vous avez mes impressions générales sur les GT, un peu de détails quand même sur les autos elles mêmes:

Les 2 GT3 que j’ai testé sont l’Audi et ensuite l’AMG.

L’Audi est une de mes chouchoute en vrai, j’adore le son du V10 et c’est un moteur « Arrière », tout ce que j’ai tendance à aimer :). J’ai bien retrouvé ce à quoi je m’attendait, c’est lourd, mais on a un équilibre sain, jusqu’à qu’on aille chercher une peu trop l’arrière, l’auto est sensible de l’arrière, il faut bien l’accompagner et ne pas trop la jeter dans les virages.

Elle est sympa, mais pour rouler en course faut être concentré. Du setup à creuser pour la stabiliser sur ce point, le reste est sympa malgré un manque de feeling du train avant, comme toutes les GT que j’ai testé dans iRacing.

La Merco, elle c’est une autre histoire, on sent le moteur avant, le poids et le FFB confirment la morphologie de l’auto comparé à l’Audi.
J’ai tendance à ne pas aimer les moteur avant, mais avec un peu de setup j’ai rapidement trouvé un engagement en courbe qui me convenait, et surtout on sent qu’elle est plus stable en virage, une fois placée, ça passe bien, c’est sain, ça motrice bien et ça se roule sans effort 🙂

Donc oui j’aime bien aussi cette auto, elle n’est pas si sous vireuse que cela, une course avec ? Pourquoi pas.

Je suis passé ensuite aux GTE, la Porsche 911 RSR en premier, comme par hasard 🙂

L’auto est sympa, on sent de suite que ça tient un peu plus par terre que les GT3, le son est sympa, toujours ces petits détails, en particulier quand on part des stands, à bas régime avec le limiteur on a les soubresauts du moteur et du limiteur, c’est encore un point qui s’ajoute à l’immersion et qui mets tout de suite dans l’ambiance.

J’ai bien aimé le comportement, on sent que le moteur est en central arrière, mais on retrouve encore cette sensation de voiture molle et sans infos marquées du train avant. Il faut donc jouer au feeling plutôt qu’avec les informations que le jeu renvoie sur le grip avant (ou plutôt ne renvoie pas)

Quand à la Ford GT, là c’est autre chose, l’auto est plus basse, le moteur est très discret et se conduit à bas régime, c’est étrange après la Porsche mais on s’y fait vite.

On sent rapidement que c’est plus un proto qu’une GT, c’est plus précis, plus incisif et plus pointue à tenir, mais c’est assez intéressant sur les grandes courbes. Même si on a encore ce flottement du train avant.

Pour finir la partie GT, j’ai testé les GT1 du bon vieux temps. J’avais eu le plaisir des les entendre en piste en vrai à Nogaro, la belle époque, en tout cas au niveau bruit.

Je retrouve les leviers séquentiels, les coup de gaz et ce pilotage plus compliqué que des palettes.
J’ai commencé par l’Aston Martin et son V12, j’ai eu beaucoup de mal à faire tourner l’auto, manque de train avant, petit à petit je m’habitue à attendre beaucoup plus l’auto en entrée de virage et ça commence à venir. Je modifie le setup aussi pour tenter d’avoir plus d’avant.

Faut pas se leurrer, j’ai bien galéré à la faire tourner, j’ai plus promené l’auto que réellement l’avoir poussé dans ses limites, l’essai n’est pas concluant. Je bascule sur sa copine, la Corvette.

Là c’est de suite un petit peu mieux, j’ai plus de train avant, j’enchaine quelque tours, c’est sympa mais c’est pas l’extase niveau pilotage, elle ont un peu vieilli ces belles GT1, faut avoir le temps et la patience de les dompter.

Pour le test d’aujourd’hui mon temps est compté, l’heure tourne, 2h30 derrière le volant et sous le casque (virtuel celui là) déjà. Le souvenir qu’il me restera, le son du V12 et du V8, comme quand je les ai entendu en vrai; souvenir, souvenir 😉

C’est maintenant le temps des monoplaces, et il y a pas mal à faire, voici la liste de ce que j’ai testé:

  • Skip Barber
  • Dallara F3
  • Formule Renault 2.0
  • Formule Renault 3.5
  • HPD Acura P2
  • Porsche 919 Hybride
  • Audi R18 Hybride

Commençons par le petite Skip Barber, l’auto m’est bien connue de rF2, j’aime bien cette voiture, de très bon souvenirs mais une conduite à prendre très au sérieux.

De plus on m’a indiqué que cette auto avait le nouveau modèle de pneu, la F3 aussi. Donc deux fois plus d’attente à ce niveau.

Les premiers tours, pneus froids, oups, c’est délicat, je perds l’arrière, va falloir rester modeste, se remettre au shifter levier et aux coup de gaz, concentration et on s’y remet.

J’enchaine les tours, j’ai un bon feeling avec l’auto, train avant / train arrière, ça commence à gripper dans le volant, j’ai calé mes freinages et ma descente de rapport, allez on pousse un peu plus, mais oui, ça tient le pavé, ça renvoi de l’info, j’ai l’avant qui me parle, l’arrière qui se place en dérive, mais on est bien là, mais on est très très bien là !!!! Bon ok, j’ai fini par me mettre à la faute après 13 tours enchainés sur Laguna Seca. Comment dire …, j’ai enchainé 13 tours à l’attaque sans me vautrer avec un rendu dans le volant exceptionnel !!! Le pied total, j’ai enfin les informations qu’il me manquait sur les GT. Effet pneus ou effet monoplace ? La suite va nous le dire 😉

Oui mais pas tout de suite, il est 12h, j’ai roulé 30 minutes avec la Skip Barber, pour dire que c’était bon !!! Pause, on retire le casque VR, cela fait maintenant 3 heures que je l’ai non stop sur la tête, ouf, on respire et on y reviendra avec la F3, l’excitation est à son comble vu le test de la Skip …

J’ai toujours bien aimé la F3, pas trop puissante, du grip aéro et une finesse de pilotage à avoir. Ce fut la voiture de nos premiers championnats rFactor 1er du nom, de bon souvenirs et un niveau élevé.

Retour au sources, ou déception ? Je commence les premiers virages, déjà ça secoue dans le volant, le châssis est rigide, j’ai de l’info. Décidément, je préfère les Monoplaces ? Pourtant j’adore le GT 😉

Le temps de se faire peur en allant trop chercher les vibreurs ou en poussant en pneus froids, je commence à prendre la mesure de l’auto. C’est un rail !! Que du bonheur, j’ai retrouvé ma F3, j’enchaine les tours, je pousse, j’ai les mêmes informations qu’avec la Skip Barber, mais c’est encore plus brutal.

Je sens le pneu qui drible sur les bosses, on sent tout dans le volant, l’auto est redoutable, si c’est ça les sensations qu’un pilote a dans une F3 en vrai, je comprends pourquoi les gars ils roulent là dedans !!! Une si petite voiture qui renvoie autant d’information et qui est aussi redoutable sur la piste, l’ Extase !!!

Je n’imagine même pas en paquet ce que cela doit être, c’est même stressant d’y penser tellement faut être précis. Je sens même quand l’arrière est en train de venir au freinage car j’ai mis un peu trop de répartition de frein sur l’arrière, je soulage naturellement pour ne pas qu’elle parte !!! La perfection.

Bon il est temps de chercher la réponse à la question, est ce que ce sont les nouveaux pneus, ou est ce que ce sont les monoplaces, je passe sur les Renault pour avoir une réponse.

Premiers tours avec la FR 2.0, c’est déjà moins nerveux, après quelques tour, l’auto se situe entre la Skip et la F3, ça peut être pas mal comme auto pour des bagarres en débutants. Sauf que il y a un souci, j’ai la réponse à mes interrogation, je n’ai pas d’info de mon train avant !!! C’est flou, on la place au feeling et pas au volant, je suis retombé sur terre, j’étais au 7eme ciel, mais là c’est plus le cas, dommage elle avait l’air sympa la FR2.0.

Je teste la FR 3.5 pour voir si c’est pas l’auto qui a un souci, non, ce sont bien les pneus qui sont en cause, la FR 3.5 est plus brutale, et pousse fort, mais comme le train avant est flou, j’ai du mal à la tenir en remise de gaz, je sens pas bien quand je commence à perdre l’arrière 😦

De toute manière la 3.5 c’est une voiture qui demandera du niveau, car elle est autrement plus délicate à maitriser à cause de ses chevaux !!

Changement de bolide, passage sur la HPD, un proto, j’aime bien les prototypes à piloter.

Premiers virages, c’est plus lourd, mais c’est logique, on est moins dans la monoplace, par contre c’est fluide, ça sous vire un peu mais l’arrière suit bien et n’est pas traitre. Seule la première vitesse est un peu courte, et il faut gérer le turbo en zone rouge pour éviter de perdre l’auto.

Le train avant est flottant malheureusement, mais je tombe sur un réglage de direction assistée dans les options sur cette auto en roulant. Je change, de suite l’auto est un peu plus précise à placer, sympa. Ils ont poussé le détail assez loin sur les autos en général, chacune a ses particularités niveau réglages, c’est très complet et fidèle. On retrouve le sens du détail et en plus c’est utile. Faut donc passer du temps à comprendre les options et réglages de chaque auto pour les exploiter au mieux.

Ça n’en fait pas non plus LA voiture à piloter, ça reste encore flou, mais elle est bien pour de l’endurance, fluide et plaisante. Mettez moi les nouveaux pneus dessus et on a un truc sympa 😉

Par curiosité j’ai testé les 2 P1 Hybrides. Là on rentre dans un autre monde, beaucoup de choses à gérer, faut penser à récupérer de l’énergie, à l’utiliser durant le tour, ça devient plus compliquer à piloter car tout influe sur la prise de corde et les entrées en virages.

Ça doit être sympa mais faut faire que de ça, car cela demande une grosse concentration et de la stratégie au tour pour se servir des boost aux bons endroits et bons moments.
Comme pour les autres autos, les sons sont très bons, on entend le système de récupération d’énergie quand on faire du lift & coast, le V4 et le Mazout sont bien restitué, du beau boulot. Le cockpit de la Porsche n’est pas fait pour les claustrophobes, c’est très bien modélisé et texturé !!

Du coup j’ai vite laissé tomber l’affaire, l’appel de la F3 se faisait entendre 🙂 J’ai donc testé l’auto sur Road Atlanta, difficile, on est assez bas et les virages en aveugles sont dur quand on découvre l’auto sur ce circuit.

Un petit tour sur Spa, bon OK plusieurs tours sur Spa et ce feeling de pneus qui drible en appui !!! Fabuleux, mais gare à l’imprécision, c’est direct dans le mur !!

Je suis passé alors sur Suzuka avec la F3, quelques petite retouches de setup, et on se prend au jeu, par contre, le moindre écart ou excès de confiance et c’est le tête à queue assuré. J’ai même fait un tonneau en montant trop sur le vibreur de Spoon, en VR effet garanti.

Un dernier test en Porsche RSR sur Le Mans avec le couché du soleil et la nuit, sympa, le rendu des lumières aussi, on est bien mieux que sur rFactor2 de nuit, un comble. Mais ce train avant flou gâche la fête, on ne peut pas placer l’auto comme on veut, rendez moi ma F3 😉

Un dernier point sur les circuits et l’ambiance. Le travail sur les circuits est bons sur les textures, niveau 3D et ambiance, là c’est discutable, ça fait vieillot, et les arbres ne sont pas là pour remonter le niveau. Mais comme les lumières, rendu de piste visuels sont réaliste, on ne s’en rend pas compte et l’ambiance est très naturelle quand on se concentre sur la piste et les bac à sable. Le pickup quand on passe dans l’herbe est visible sur les pneus, quand c’est dans le sable on voit du sable et pas de l’herbe sur les pneus salles.

En résumé, un gros souci du détail malgré quelque chose de simple et un peu vide, les éléments ne sont pas en 3D, mais par contre le FFB renvoi bien lui les détails laser scannés, enfin la Skip et la F3, pas trop les autres autos

Mais on sent la passion transpirer dans les textures et matériaux choisis, l’immersion prend le pas sur la qualité des éléments 3D des circuits, c’est suffisant pour que ça le fasse.

En point final, il se pourrait bien que j’y retourne, et ce sera uniquement avec la Skip et la F3, celles qui ont les nouveaux pneus. Du coup je vais surveiller les mise à jours de pneus sur les GT, pour voir ce que ça peut donner.

Mais en attendant, va falloir monter en classe en roulant avec la Mazda MX.

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